Google + : est-ce que Google a enfin trouvé le secret de la sauce?
Après tout, le géant Google – pas seulement une compagnie, mais une toute nouvelle manière de penser (Chris Anderson, Wired), la compagnie avec la plus forte croissance de l’histoire du monde (Times of London) – a échoué lamentablement avec les réseaux sociaux dans le passé.
Orkut, le site de réseautage social lancé en 2004, a disparu des écrans radars (sauf au Brésil et en Inde d’où proviennent près de 90 % des utilisateurs). Google Wave, une application web de messagerie et de travail collaboratif lancée en 2009, s’est avérée trop compliquée et Google a mis fin à son développement en tant que produit autonome fin 2010. L’an dernier, Buzz, un réseau social basé sur les contacts Gmail des utilisateurs, semblait destiné à renverser la tendance, mais des accrocs à la protection de la vie privée, réglés depuis, ont terni son image et sans doute mis un terme à sa croissance.
Puis, le 28 juin dernier, Google+ était lancé en version bêta. Quelques semaines plus tard, 10 millions de personnes y étaient abonnées. Google+ est ouvert à tous depuis le 20 septembre et le nombre d’utilisateurs aurait atteint 43 millions. On ne se pète pas les bretelles pour autant chez Google, ce nombre est encore modeste comparé aux 750 millions d’utilisateurs de Facebook, mais Bradley Horowitz, le vice-président produits de Google et développeur principal de Google+, croit que la plateforme est en train de transformer l’entreprise Google dans son ensemble.
Dans une entrevue publiée dans le numéro d’octobre de Wired, il confie à Steven Levy que lui et son équipe savaient bien qu’on les attendait au tournant. L’accueil enthousiaste, tant des utilisateurs que des gourous, experts et autres évangélistes des médias sociaux, les a rapidement convaincus qu’ils tenaient peut-être la formule gagnante.
La recette du succès : plutôt que d’être développé comme une propriété unique et indépendante des autres propriétés de Google, Google+ les intègre toutes, de la fonction de recherche à Google Ads, d’Android à YouTube. Comme le dit Bradley Horowitz, Google+ est Google. En quelque sorte, Google a redécouvert le secret de l’ère Google : la force des réseaux et l’élimination des silos!
Et ce ne serait qu’un début. D’autres intégrations viendront. Ainsi, Monsieur Horowitz imagine les abonnés de Google+ se réunissant sur un sofa virtuel autour d’une émission de télévision grâce aux « vidéo-bulles » (Hangouts) qui permettent des vidéoconférences à plusieurs.
Benoit Descary, qui donnera (le 15 novembre à 9h) un atelier pratique sur l’utilisation de Google+ dans un contexte d’affaires, croit que Google deviendra à termes un outil d’affaires incontournable, et il en donne les cinq raisons sur son blogue.
Et si Google vous passionne, vous ne voudrez pas manquer la conférence (le 16 novembre à 8h50) de Nicolas Darveau-Garneau, nouveau responsable québécois de Google. Il abordera les éléments importants de Google+ et les avantages que les entreprises peuvent en tirer.
D’ici là, découvrez Google+ avec cette amusante vidéo, « not a paid advertisment », nous dit-on, malgré qu’elle ne soit pas critique pour un sou :
(Merci à Philippe Martin, un autre gentil formateur de webcom, pour cette découverte.)
