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Archives complètes du webcomLive #Gouv20 de mai 2012

Voici les archives complètes de la journée de conférences sur le Gouvernement Ouvert qui était webdiffusée, en direct de webcom et sur webcomLive, le 22 mai dernier. Regardez-les en plein écran pour un meilleur confort!

Ces documents sont publiés en Creative Commons, ce qui vous autorise à les intégrer sans restriction dans vos blogues, sites Web et médias sociaux. Vous pouvez-même les remixer à l’aide de l’éditeur Youtube, si cela sert votre propos.

L’équipe de production était composée de :

  • Programmation: Claude Malaison, Nathalie Rochefort
  • Animation: Patrick Parent, Pierre-Étienne Beaulieu
  • Médias sociaux: Josée Plamondon
  • Réalisation Web Vidéo: Christian Aubry
  • Montage numérique: Marie-Louise Gariépy
  • Caméra: Christian Aubry, Alain Goudreau

Merci à nos partenaires, Loran Technologies et Savoir-faire Linux, qui ont généreusement contribué à financer cette webdiffusion.

Les réactions en ligne en une centaines de tweets :

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Stratège social d’entreprise, une job d’avenir?

Le stratège en médias sociaux d’entreprise, stratège social pour faire court, est un homme, il occupe cette fonction depuis moins de trois ans, a étudié en communication et marketing, a 3 000 abonnés sur Twitter et porte plusieurs chapeaux.

Dans son rôle, il doit terrasser la résistance interne, tenter – parfois vainement – de mesurer le rendement de ses initiatives, faire face au ressentiment de collègues jaloux de l’attention portée  à son nouveau statut de vedette, répondre à des demandes grandissantes, tout ça dans un maelstrom de changements technologiques qui donnent le tournis, avec des ressources matérielles et humaines insuffisantes.

Bref, c’est un guerrier. D’ailleurs, il est prêt à prendre des risques et sait comment rallier les autres à sa cause.


J’ai tiré ces informations d’un document de Jeremiah Owyang de Altimeter Group, l’un des conférenciers keynotes de webcom.
 Career Path of the Corporate Social Strategistbasé sur des entrevues avec 140 stratèges en médias sociaux, des analyses de descriptions de tâches et de profils sur LinkedIn,  cerne le profil et le rôle de ceux qui s’embarquent dans ce nouveau métier, décrit leurs environnements et présente les défis et obstacles auxquels ils sont confrontés.

La conclusion, qui donne aux dirigeants les dix règles pour embaucher et gérer un stratège social, est particulièrement intéressante pour quiconque pense à s’engager dans cette carrière. Pour ceux-là, deux trucs à retenir en prévision d’une éventuelle entrevue d’embauche :

  • Ne vous vantez pas outre mesure d’être un as du plus récent buzz de l’univers médias sociaux. Il faut avant tout savoir jongler avec une diversité de plateformes tout en se concentrant sur les objectifs de l’entreprise, pas être obnubilé par la dernière tendance qui enflamme le web.
  • Votre marque personnelle est déployée sur les plateformes web, c’est bien, mais pouvez-vous démontrer que vous savez assurer une présence cohérente, au service d’objectifs de marketing? Si ce n’est pas le cas, c’est le temps de réviser votre portfolio web.

Si vous occupez déjà une telle fonction, ne ratez jamais une occasion de rappeler à vos patrons que les stratèges sociaux qualifiés sont rares et très prisés et qu’en conséquence il est rentable d’investir dans votre bien-être, par exemple en vous permettant d’assister à des conférences comme webcom pour parfaire vos connaissances et votre réseau de contacts.

Si vous avez besoin de convaincre vos patrons de la pertinence de cet investissement, consultez la liste des stratèges sociaux dans des entreprises de plus de 1000 employés que Jeremiah maintient. Ce who’s who des médias sociaux dans les grandes entreprises américaines est un florilège d’experts dont plusieurs – esprit de partage des médias sociaux oblige – publient en ligne leurs connaissances et savoirs, par exemple : Scott Monty, Frank Eliason, Richard Binhammer.  Vous y trouverez  sûrement d’intéressantes sources d’inspiration.

Où s’en va le stratège social d’entreprise?

Cela dit, vous ne devriez peut-être pas trop vous attacher à votre emploi. Si les médias sociaux poursuivent sur leur lancée dans le monde de l’entreprise, la fonction de stratège social d’entreprise pourrait devenir obsolète demain.

C’est tout cas ce que souhaitent certains spécialistes, qui voient dans la disparition de ce rôle le signe que les médias sociaux auront atteint un tel degré d’intégration au sein de l’entreprise qu’ils n’auront plus besoin de champion interne, puisque tout le monde « fera » du média social.

C’est l’une des conclusions du rapport de Jeremiah Owyang :

The Social Strategist role as we know it today will become obsolete. As other business units weave social technologies into their strategy and operations, leadership from a Social Strategist may become unnecessary. Some Strategists said that success would mean being out of a job in the coming years. One Strategist said: “In five years, this role doesn’t exist. The role will be subsumed into every part of the company.”

Another agency executive said: “We don’t have a ‘verbal communication strategist’ or an ‘email planner’ now.” We expect these corporate entrepreneurs to move on to the next wave of emerging technologies.

Le rapport a inspiré à Mashable Business l’idée de demander à plusieurs spécialistes ce qu’ils pensaient de l’avenir du stratège social. Pour l’un d’entre eux, le stratège social est comme le héros du film The Matrix, capable de faire des choix face à une multitude de possibilités, mais dont le rôle ultime est de guider son peuple vers la terre promise et de disparaître :

The social media strategist is like Neo from the Matrix. He’s able to look at tons of mentions on his monitoring dashboard of choice like green data cascading down the screen. Learning the newest app requires immediate comprehension like learning kung fu or flying a helicopter. But ultimately, Neo, like the social media strategist, will lead the people to Zion where he’ll have to be sacrificed so the business can live.”

– Rick Bakas, advisor, Bakas Media

Cette vision de la transformation des médias sociaux en service d’utilité publique, au même titre que l’électricité et le téléphone, est en phase avec la vision de leur avenir que  Charlene Li, fondatrice du Altimeter Group, a fourni à Business Insider  qui a demandé à des spécialistes, experts et observateurs de prédire l’avenir des médias sociaux. Pour elle, the future of social media is

…going to be like air. It will be anywhere and everywhere you need and want it to be. It will be seamlessly built into our everyday experiences, rather than shoe horned into the corners of websites. And like air, if it isn’t around, you will feel like you can’t truly breathe and live.”

La job de stratège en média social aura peut-être disparu, mais si les médias sociaux deviennent aussi essentiels à notre vie que l’air qu’on respire, il y aura sûrement de l’emploi du côté de la vente et de l’installation de systèmes de purificateurs d’air.

 

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Marketing social démystifié

81% des responsables du marketing interrogés par le McKinsey Quarterly croient qu’il est très ou extrêmement important pour une entreprise d’avoir une présence en ligne efficace. C’est l’un des constats tirés d’une enquête menée auprès de 792 d’entre eux, issus d’un éventail complet d’industries, de régions et de taille d’entreprise.  Pourtant, les budgets consacrés aux médias sociaux représentent moins de 1% du budget marketing moyen et la grande majorité des répondants à l’enquête sont incapables d’identifier clairement les avantages pour leur entreprise des médias sociaux et des outils numériques.

Il y aurait deux raisons à cela selon les auteurs de l’article “Demystifying social media” publié récemment par le McKinsey Quarterly.   En premier lieu, cela découle de la grande difficulté à déterminer comment endiguer le flot de conversations qui émergent sur une multitude de plateformes, à travers des communautés diversifiée et disparates, dans des espaces temps complètement imprévisibles, sur une longue période ou à la vitesse de l’éclair. Deuxièmement, it’s the ROI, stupid ! Même si les  gourous ès médias sociaux rivalisent de créativité en matière de formules choc sur le sujet, la perception que les retombées concrètes des médias sociaux sont encore difficiles à identifier est encore très forte dans les executive suites.

 

 

 

(extrait de la vidéo d’Eric Qualman, celle qui clame que si Facebook était un pays, ce serait le 3 plus important)

 

Le parcours décisionnel du consommateur social

Chez McKinsey, on a développé un cadre de référence, le « parcours décisionnel du consommateur social » (The social consumer decision journey) pour suivre son cheminement, de la connaissance d’une marque et au-delà de la prise de décision d’achat.

Ce concept a ceci d’intéressant qu’il voit le parcours du consommateur comme un périple sinueux parsemé de détours et de bifurcations, plutôt qu’une randonnée en ligne droite. Vus sous cet angle, les médias sociaux deviennent la seule forme de marketing en mesure de suivre le consommateur dans toutes ses interactions avec une marque, à partir du moment où il s’interroge sur un produit, à celui de l’après achat, quand il peut se transformer en ambassadeur de la marque et influencer les décisions des autres.

Le tableau ci-dessous illustre comment l’objectif de base du marketing, atteindre le consommateur à chacun des moments, ou points de contact, qui influencent ses comportements d’achat, s’insère dans le nouvel environnement marketing créé par l’arrivée des médias sociaux.

Les auteurs considèrent que le brand monitoring, la veille de la conversation autour de la marque, est l’activité centrale de cette matrice, celle qui se situe au cœur des toutes les activités de marketing en lien avec les médias sociaux. Les autres activités, la réaction aux commentaires, l’amplification des réactions et actions positives et la prise en charge des modifications de comportement et d’attitudes, sont autant de façons de renforcer l’utilisation des médias sociaux dans les activités marketing.

Et ce fameux ROI, comment le calcule-t-on ?

Pour calculer, sinon le ROI, du moins l’impact des activités de marketing social, il y a les histoires de succès (l’article du McKinsey Quarterly cite quelques exemples intéressants). Mais à ces histoires on oppose souvent l’échec retentissant de Pepsi, qui avait fait la manchette en 2010 en mettant presque tous les œufs de son panier marketing dans les médias sociaux. À l’époque cette décision avait été utilisée pour claironner la suprématie des médias sociaux sur les paid media, ces médias traditionnels sur lesquels il faut payer son espace. Aujourd’hui, elle sert à démontrer que dans le nouvel environnement marketing façonné par les médias sociaux, il n’y a pas une seule stratégie, mais plusieurs stratégies qui se complètent. (À ce sujet, je vous recommande la lecture d’une analyse très intéressante des raisons de l’échec de Pepsi par le conférencier qui ouvrira la conférence MIXMÉDIAS Montréal le 17 mai, Ben Kunz.)

Si le ROI du marketing sur les médias sociaux ne peut pas encore se calculer de façon précise et rassurante, c’est peut-être parce les retombées de cet engagement débordent largement les mesures traditionnelles de volume ou de degré de confiance des consommateurs. On retrouve l’impact des médias sociaux dans toutes les fonctions de l’entreprise : chez Intuit l’éditeur de logiciels comptables par exemple, les réponses aux questions posées sur le forum en ligne proviennent en très forte majorité des utilisateurs (80%) et les commentaires émis ont permis d’apporter une douzaine de changements majeurs aux produits.

ROI des médias sociaux dans un supermarché près de chez nous

Si le ROI ne se mesure, pas, il peut en tout cas se percevoir. Dans un supermarché près de chez nous, nous avons un champion de l’investissement de l’espace numérique, les supermarchés IGA au sujet desquels Michelle Blanc écrivait récemment :

Je ne suis vraiment pas contente d’IGA. Ils sont si innovateurs en ligne et sur les médias sociaux que ça me fait royalement chier qu’ils ne soient pas mes clients. Je ne peux donc pas me vanter d’être impliquée dans leur processus décisionnel et d’avoir fait quoi que ce soit pour eux. Bon je me sens mieux maintenant que c’est dit. Je peux cependant noter et apprécier le talent et l’audace qu’ils mettent sur leur présence en ligne. C’est l’un des beaux cas québécois de réussite sur les médias sociaux.

C’est le lancement de leur Wikibouffe, aboutissement d’une stratégie de présence en ligne constante et cohérente, qui leur a valu ces éloges.  Cette initiative d’IGA est d’ailleurs un exemple concret de ce que McKinsey désigne comme  « l’amplification »  dans la matrice plus haut. L’amplification, c’est inviter les consommateurs à prolonger leur expérience avec une marque en se joignant à une conversation en ligne avec la compagnie, avec d’autres clients, avec des produits. C’est également donner aux clients l’occasion de participer à une expérience positive qu’ils auront du plaisir à partager.

Alain Dumas, Directeur principal, Affaires publiques chez Sobeys Québec / IGA,  sera à webcom pour expliquer les tenants et aboutissants de cette réussite. Le titre de sa conférence,  « Les actifs numériques : partie intégrante de la stratégie d’entreprise » est déjà un programme en soi.

Vous pourrez toujours profiter de sa présence pour lui poser des questions sur sa recette de curry d’agneau.

 

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Quand le travail devient un jeu et autres petites révolutions dans l’entreprise

Le mot “travail ” vient du latin “tripalium”, lui-même issu du latin “tripaliare” signifiant “contraindre”. Le “tripalium”, qui est un instrument de contrainte, ou de torture, laisse ainsi entendre le travail comme étant effectué de force.

Tout au long de son histoire, l’humanité a entretenu des rapports tordus avec le travail : d’Adam et Ève dont le péché fut puni par l’obligation de travailler, aux Grecs et Romains de l’antiquité qui s’en libéraient en l’imposant à d’autres –  les esclaves –,  aux protestants du 18ième  siècle, qui y voyaient une obligation à cultiver ses talents à la gloire de Dieu, à Marx, pour qui le travail était ce qui distinguait l’homme de la bête mais aliénait l’ouvrier parce qu’il ne possédait pas les moyens de production, le travail a longtemps eu mauvaise réputation.

Aujourd’hui, le cocktail « médias sociaux, mobilité et infonuagique » est en train d’accélérer la transformation de notre société sur tous les plans. Dans le monde du travail, cela se traduit par une transformation de la nature du travail et des organisations, de leurs structures hiérarchiques, des relations entre les travailleurs et même de l’espace réservé au travail.

Dans le monde du travail du 21ième siècle, on joue mais pas ce n’est pas nécessairement pour s’amuser, l’entreprise migre sur une plateforme interconnectée d’où elle canalise une partie de la valeur générée par les   « talents »  (les ressources humaines de l’ancien temps), les travailleurs essaiment comme des abeilles sur un projet ou une tâche et se dispersent sur d’autres tâches une fois le problème réglé.

Dans le monde du travail du 21ième siècle, la frontière entre vie privée et vie professionnelle disparait, les journées de travail échappent au carcan du 9 à 5, on n’a plus un espace de travail assigné, mais des espaces à choisir en fonction de la tâche à accomplir, du projet à compléter ou du problème à régler.

Ces visions de l’avenir du travail, ce nouveau rapport au travail que la révolution internet est en train d’installer dans nos sociétés, je les ai glanées au gré de lectures sur le sujet dont le point de départ a été un billet de l’un des conférenciers du 12ième  webcom, Rawn Shah. Rawn, un stratège en entreprise sociale chez IBM,  rédige le blogue Connected Business sur Forbes.com.  Un de ses billets  m’a menée au document The Future of work, du Aspen Institute[1], le rapport d’une table ronde où technologues, innovateurs, entrepreneurs, gens d’affaires, universitaires et politiciens se sont penchés sur les tendances technologiques et sociales qui transforment la nature du travail, des travailleurs, des entreprises et des organisations.

L’entreprise : une structure en voie de disparition ?

Les réflexions des participants sont souvent fascinantes. Par exemple, on remet en question l’existence même, dans notre monde hyperconnecté, de ces structures collectives et fermées que sont les entreprises. Le modèle actuel –basé sur la logique économique voulant qu’il soit plus rentable de gérer la force de travail et la production que de les sous-traiter à l’extérieur, dans la mesure où les coûts de transaction (comparaison du rapport qualité/prix des différentes prestations proposées, études de marché, coûts de négociation et de décision, rédaction et conclusion d’un contrat, contrôle de la qualité de la prestation, vérification de la livraison, etc.) seraient plus élevés que le maintien d’une structure autosuffisante –  ne serait plus valable à l’heure où ces coûts sont significativement réduits maintenant que presque tout se fait en ligne.

Une proposition intéressante : la structure actuelle des entreprises pourrait être remplacée par une structure de réseau.

« Whether it is talent-management or risk-management, one of the clear implications for the future is that “the firm is essentially moving to a platform (…)  The firm is moving to become an enabling environment in an ecosystem, whose goal is to create value in some market niche. The firm will become about building a platform where people can create value, and the firm will then capture some part of that value stream.”  (page 33)

Les outils de l’entreprise sociale : on joue sérieusement

L’entreprise telle qu’on la connaît aujourd’hui n’est peut-être pas en voie de disparition, mais elle est certainement en voie de transformation majeure. Témoin, les nouveaux outils sociaux de plus en plus utilisés dans l’entreprise qui se veut « sociale ».

La tendance de l’heure serait la gamification (ou la ludification, une jolie francisation du mot à mon avis). La ludification, c’est l’utilisation de concepts liés au jeu dans de nouveaux contextes : le travail, le commerce, l’éducation. Dans le monde du travail, c’est, par exemple, le détaillant Target qui ludifie le processus de paiement aux caisses en engageant les caissiers dans une compétition : chaque transaction avec un client est notée en fonction de sa vitesse et de son taux d’erreur, et le système compile le tout sur plusieurs transactions. Le résultat, selon Target : réduction du temps d’attente aux caisses et des erreurs, et des employés avec un meilleur moral.

Pour une explication très complète de ce concept appliqué au monde du travail, je vous recommande de lire ce billet de Claude Malaison :Entreprises sociales, voici venu le temps de la « gamification ».

Le travailleur de demain : s’adapter ou faire le canard

Si l’entreprise se transforme, que dire de l’humain ? L’être humain fait partie de l’équation « entreprise sociale » bien sûr, et si on accepte l’idée que la technologie est en train de le transformer, l’être humain travailleur devra également subir une transformation.

Relevées dans The Future of Work, parmi des considérations sur le travailleur de demain, une évidence : il devra cultiver une faculté indispensable dans ce monde en constante et accélérée évolution, la faculté de s’adapter au changement. Il sera en apprentissage continu, connaîtra fonctions et carrières multiples, maîtrisera le multitâche, tout en maintenant un certain degré de spécialisation et, aspect non négligeable en cette ère de sollicitation tous azimuts, aura appris à gérer les interruptions.

Et s’il ne réussit pas à s’adapter, il pourra toujours se retrancher vers des emplois qui requièrent  peu d’efforts  intellectuels, comme cet ex vice-président d’une entreprise pharmaceutique importante, devenu canard à Disney World après avoir pris une retraite anticipée. (Cas cité dans un dossier très intéressant du New York Times du 18 mars dernier sur la transformation des environnements de travail. À voir en particulier, un diaporama où on présente des environnements ouverts, dénués de ces infâmes cubicules.)

Pour en savoir plus et mieux comprendre les dernières tendances en matière d’entreprise sociale

La 12ième édition de webcom présente une piste nouvelle thématique : l’entreprise sociale. A signaler, en plus des conférences regroupées sous ce thème :

  • Un atelier pratique donné par Claude Malaison dans le cadre des ateliers pré-conférence du 14 mai. Il y traitera des stratégies à déployer en matière de Web et de communication sociale dans les entreprises.
  • La conférence de Stowe Boyd, qui se présente comme un anthropologue social, clairvoyant et post-futuriste, qu’il a intitulée « Working Out Loud: Work Media and Social Cognition » et pour laquelle il propose une hypothèse intrigante : « Work media is like a designer drug for work productivity. » Il faudra y assister pour comprendre.
  • La conférence de Rawn Shah, celui dont les écrits m’ont amenée à explorer le monde du travail du futur. Sa conférence s’intitule « Creating Value through Social Business Maturity & Excellence ».


[1]  L’Aspen Institute est un cercle de réflexion et d’influence international à but non lucratif fondé en  1950 à Aspen dans le Colorado aux États-Unis dédié au «commandement éclairé, l’appréciation d’idées et valeur éternelles, un dialogue ouvert sur des thèmes actuels ». L’institut a des antennes à Paris, Berlin, Washington, Bucarest, Rome, Lyon, New-Delhi et Tōkyō (et, incidemment, est dirigé par Walter Isaacson, l’auteur de la passionnante biographie de Steve Jobs).

 

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Impressions de webcom – 11e édition

Puisque nos cerveaux et nos enveloppes corporelles ne sont pas encore habilités à être à deux endroits en même temps, tout compte rendu par une seule personne de sa journée à webcom sera forcément très incomplet en regard du contenu extrêmement riche et varié offert par cette 11e édition.

Voilà pourquoi je vous propose plutôt de m’accompagner dans une balade impressionniste composée de morceaux choisis au fil de mes pérégrinations dans ce lieu fabuleux qu’est le siège social de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) avec sa collection d’œuvres d’art et d’artefacts internationaux offerts ou prêtés par les pays et organisations membres (dont Le Miroir aux alouettes de Marcelle Ferron, une sculpture de trois mètres de haut à l’extérieur de l’édifice).

Balade à travers des morceaux choisis (mis en lumière par des recherches Google)

Un concept qui a voyagé tout au long de la journée : la curation web, cette fonction dont l’utilité prend de plus en plus de sens dans le tsunami d’information qui déferle sur le web. Dans sa conclusion des moments forts de la journée, Sébastien Provencher s’est interrogé sur l’équivalent français du mot. J’en avais parlé dans mon billet sur le sujet : au Québec, notre police de la langue, l’OQLF, propose éditeur de contenu. J’ai pensé qu’on pourrait bricoler un néologisme composé à partir des fonctions regroupées dans le concept, mais après avoir assisté à la présentation de Corinne Weisgerber, je  crois qu’il faudrait plutôt regarder du côté de la notion de multitâche, façon déesse aux milles bras.

 

Comme l’illustre cette diapo tirée de sa présentation, la curation web nécessite la mise en œuvre de multiples fonctions. Éditeur de contenu est définitivement trop réducteur.

Google dans notre tête

Avec Nicolas Darveau-Garneau, nouveau responsable de Google au Québec, j’ai appris une nouvelle notion de marketing : le moment zéro de vérité,  l’insertion de la recherche web dans le processus mental qui se déroule dans la tête du consommateur au moment du choix.

Ce processus se déroule de plus en plus de façon mobile : chez Google, la recherche sur mobile augmente de 400% par année.

L’entreprise sera sociale ou elle ne sera pas (et cela se fera dans les nuages)

Avec Douglas Heintzman de IBM, on s’est envolés dans les nuages. IBM, cette colossale entreprise qui compte aujourd’hui 400 000 employés – autour desquels flotte un nuage de consultants –  prévoit réduire son effectif à 200 000 au cours des prochaines années et compléter ses besoins grâce à un nuage de compétences (« talent clouds »), sur le modèle de cette planète intelligente proposée par IBM.

Douglas Heintzman a livré des exemples éloquents illustrant les avantages de la « socialisation » de l’entreprise. Par exemple, CEMEX, une  entreprise mondiale de matériaux de construction qui a lancé un projet de réseau social en collaboration avec IBM, et ainsi mobilisé plus de 20 000 employés et formé plus de 500 communautés :

Réal Jacob, professeur titulaire au service de l’enseignement du management à HEC Montréal, a rappelé dans sa présentation sur le projet CEFRIO Web 2.0 : apprentissages du point de vue du management des organisations, que l’entreprise désirant implanter les outils du web 2.0 dans ses processus devra faire face à des enjeux de taille. Ceux-ci sont abordés dans le livre blanc Les usages du web 2.0 dans les organisations disponibles sur le site du CEFRIO.

Parmi ces obstacles : la résistance au changement, cette caractéristique qui différencie l’humain de la machine. Parmi les solutions : identification des agents de changement et appropriation de leur rôle (formation, participation aux instances de décisions, etc.)

Une solution également entendue au cours de la présentation de Jamie Pappas sur l’implantation des médias sociaux chez son ancien employeur, EMC. Jamie a insisté sur l’importance de désigner dès le départ un petit groupe de champions internes de la «socialisation» de l’entreprise.

Mutation profonde en marche

Le leitmotiv de la journée : les médias sociaux changent le monde. Ou est-ce plutôt un mantra (phrase sacrée dotée d’un pouvoir spirituel)?

Quelques citations :

  • Social business is changing the way we live.
  • Social business is changing the way we work.
  • Our world as we know it is changed forever.

Mais les citations les plus percutantes à ce sujet, je les tire de la présentation schématographique de Michel Cartier.

  • L’Internet est un facteur d’amplification,  un accélérateur de changement. Les nouveaux moteurs de nos mutations : mobilité, géoréférencement et prise de parole.
  • Internet, un écosystème universel numérique : ère des données, des flux et des filtres, autour de trois écrans (téléviseur, ordinateur et mobile), qui n’appartient à personne
  • Internet is where we are : un utilisateur sur six sera connecté sur au moins six appareils.
  • Des natifs numériques habitués au flot d’images foisonnantes et à leurs écrans. Internet 2 reprogramme biologiquement le cerveau, les jeunes sont désormais différents.
  • Les informations sont automédiatisées par des professionnels et des citoyens-experts (souvent anonymes). L’information est remplacée par l’opinion et la synthèse par le zapping.
  • La société ne sait toujours pas comment transformer ses activités en ligne en revenus.
  • Les banques gèrent le flux de l’argent. Les géants d’aujourd’hui gèrent le flux d’information. Ils pourraient éventuellement devenir les « maîtres du monde » remplaçant les grandes banques dans ce rôle.
  • Les coûts de production (réelle et virtuelle) vont baisser considérablement mais les coûts de l’ « intelligence » vont augmenter énormément.
  • Il n’y a pas UN grand public d’utilisateurs mais des millions de niches

Je n’essaierai pas de faire le résumé de la présentation de Monsieur Cartier, je ne pourrai jamais atteindre son degré d’intelligence et de clarté. Il fallait être là.

Pièces du casse-tête : comptes rendus partiels d’autres sources

Pour avoir une idée plus complète de la journée, je vous recommande de lire ces textes, autres pérégrinations impressionnistes :

webcom Montréal : retour sur une folle journée d’études de cas par Nicolas Laffont deBranchez-vous! Techno

Retour sur le webcom : imarkscore et quelques conseils tirés des conférences, par Thoma Daneau d’Adviso

Une journée au Webcom 2011, par Simon de Montigny d’Absolunet

Webcom : vue de l’interne (novembre 2011), par Patrice Leroux, l’un des conférenciers

Webcom Montréal novembre 2011: retour et réseautage de fin de journée par Guillaume Lachance qui a blogué en direct tout au long de la journée.

webcom; du web dans de la com, par Nadine Mathurin sur le blogue L’Agora de Radio-Canada.

Sur la page Facebook de webcom, vous trouverez les présentations des conférenciers au fur et à mesure où elles seront disponibles. Déjà en ligne : celles de Jamie Pappas, de Corinne Weisgerber, de Nathalie Pilon et de Patrice Leroux.

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L’avenir commence le 16 novembre

L’overload nous guette

En 2008, la revue du MIT, Technology Review, demandait à des experts, aventuriers, et visionnaires du Web comment ils imaginaient son avenir.

Tim Berners-Lee, le père du Word Wide Web, souhaitait voir le Web améliorer le monde : rapprochement des communautés isolées, réduction de la pauvreté, réduction de l’illettrisme, gouvernement ouvert, etc.

Vint Cerf, co-créateur des protocoles TCP/IP à la base de l’architecture de l’Internet, prévoyait que, d’ici à 2018, 70% des téléphones mobiles auraient un accès Internet. (D’après une source, cette proportion sera atteinte en 2011 et en 2015 les utilisateurs d’internet mobile dépasseront les utilisateurs sur appareils fixes.)

D’autres évoquaient l’ombre de Big Brother, la fin absolue de la vie privée, le règne des standards ouverts, ou leur disparition, un Web complètement mobile.

Avec une prescience étonnante, Mohamed Nanabhay, directeur des nouveaux médias pour Al Jazeera, prédisait que le boom démographique de la jeunesse dans le Moyen-Orient provoquerait une explosion des activités sur le Web et l’amplification des voix censurées sur les médias traditionnels contrôlés par les gouvernements.

Mais la moins sérieuse des prédictions, celle de Jonathan Abrams, le fondateur de Friendster, qui se décrit comme un serial entrepreneur, est celle qui a retenu mon attention :

In five to ten years, we will all have chips in our brains. When you look at someone’s face on the street, your Google Brain software will automatically call up every embarrassing photo of them from ancient Websites such as Flickr, Facebook, and MySpace; list all mutual friends; and remind you of the person’s annotated bio. As a response to the perceived slowness and verbosity of antiquated services like Twitter, people will send everyone they know nanobursts of information about anything they might do or think before they actually do or think it. Every Website, blog, and social-networking profile will include an aggregated feed from every other Website, blog, and social-networking service, resulting in an exponential and infinite length of repeated content on every possible site, overloading our brain chips and causing frequent nosebleeds and occasional cerebral hemorrhage.

Amusant. Il n’en demeure pas moins qu’il y a là une part de réalité.  Loverload guette l’Internet : le 1e février de cette année, l’Internet Assigned Numbers Authority (IANA), composante de l’ICAN, l’autorité suprême de régulation de l’Internet responsable de la gestion de l’espace d’adressage IP, annonçait avoir épuisé les adresses IPV4. L’Internet n’avait plus de place, en quelque sorte (mais, pas de panique, le protocole IPV6  – qu’est-il arrivé à IPV5? – prendra graduellement le relais).

Derrière la magie

Cette réalité concrète de l’espace dans lequel le monde virtuel existe nous rappelle que derrière la magie de l’interconnectivité instantanée, il y a des rouages, des machines et des êtres humains, un écosystème complexe à l’équilibre fragile.

Comment décoder cet univers et prévoir ce que ses développements futurs réservent à la société?

Michel Cartier, celui qui, à titre de pionnier reconnu et respecté des nouvelles technologies de l’information et des communications, donne son nom aux Prix Cartier webcom, est un observateur aguerri de l’impact de la technologie sur la société.

À webcom,  le 16 novembre à  16h40, il viendra expliquer pourquoi l’avenir commence aujourd’hui, à l’aide d’une analyse des trente dernières années qui jette un éclairage sur les trois prochaines.

Pour lui, nous vivons une période pénible parce qu’instable. (…) un passage entre une ère industrielle et quelque chose qui sera postindustriel : une société de la connaissance? (extrait des notes de travail de Michel Cartier pour sa conférence)

Sur ConstellationW, où on peut prendre connaissance du manifeste qu’il a co-écrit avec Jon Husband, Michel Cartier explique qu’ « une société est en rupture quand sa complexité se modifie au point que ses statistiques deviennent exponentielles. »

Exponentiel, vous avez dit exponentiel?

Une modeste illustration de cette croissance exponentielle des statistiques concernant l’Internet, à la manière des présentations « Did you know/Saviez-vous que… » (insérer votre propre musique solennelle ici) :

  • Le protocole IPv4 a épuisé ses adresses, un maximum théorique de 4 294 967 296 adresses (soit environ 4,2 milliards).
  • En théorie, l’IPv6 permet d’avoir 3,4×10 38 adresses – soit, 340 282 366 920 938 463 463 374 607 431 770 000 000 adresses, un très grand nombre …
  • Chaque personne sur terre pourrait en théorie utiliser 50 000 000 000 000 000 000 000 000 000 adresses IP. Plus ou moins…

Et dire que tout cela a commencé avec quatre ordinateurs :

  • Il y a maintenant 42 ans, en 1969, le réseau ARPANET connectait quatre universités américaines entre elles.
  • En 1971, le réseau comprenait 15 nœuds interconnectés et 23 ordinateurs hôtes. En 1972, on procédait à une démonstration publique d’ARPANET avec 40 machines.
  • En 1974, Vint Cerf et Bob Khan conçoivent le Protocol For Packet Network Intercommunication, le PC/TCIP. Le réseau comptait 188 ordinateurs.
  • En 1984, le système des noms de domaines est mis sur pied. Internet compte près de 4 millions de nœuds interconnectés et plus de 1 000 ordinateurs à travers le monde.
  • En 1987, c’est 10 000 ordinateurs. En 1989, 100 000.
  • En 2011, selon le site Internet World Stats, il y a aujourd’hui un peu plus de deux milliards d’utilisateurs sur l’Internet.
  • Depuis le 31 octobre, il y aurait 7 milliards d’humains sur la terre.

Je vous laisse calculer le nombre d’adresses IP possibles quand la transition au protocole IPV6 aura été complétée…

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Curateur/curation : une fonction en quête de nom

L’univers numérique est un monde nouveau composé de réalités nouvelles qui, dans bien des cas, n’ont pas encore trouvé leur dénomination définitive.
 

Il en va ainsi de la curation de contenu, notion pour laquelle l’OQLF propose d’utiliser plutôt éditeur de contenu le calque de l’anglais curateur de contenu est à éviter puisqu’en français curateur n’a qu’un sens, celui de « personne désignée par un juge pour assister un aliéné ou un mineur ».

D’accord, mais en y regardant de plus près, on dirait bien que la fonction d’un curateur,c’est justement d’assister des personnes dans le besoin, ces victimes du tsunami de données qui déferlent sur le web, ces accros à l’information instantanée,  ces paralysés devant l’abondance de choix, ces submergés de complexité.

Francis Pisani, journaliste indépendant qui blogue sur LeMonde.fr, propose webinage:

Mon idée est toute simple. Parmi les métiers consistant à sélectionner et mettre en scène, celui de jardinier me paraît plus vivant. J’ai envie d’utiliser webiner, webinier/ère, webinage (…). 

Mais cette notion de jardinage, tout poétique soit-elle,  est à mon sens trop voisine de l’agriculture et du concept des content farms, ces sites qui ramassent le contenu d’autres sites, y accolent de la publicité et en récoltent les revenus.

À défaut de mieux, nous utiliserons curation et curateur.  Je les mets en italique pour m’excuser de leur laideur et des images qu’ils évoquent.

Bienvenue dans la nation de curateurs

Population en pleine croissance!, nous dit Brian Solis dans son billet au sujet du livre de Steven Rosenbaum : « Curation Nation : How to Win in a World Where Consumers are Creators », pour l’écriture duquel Rosenbaum a rencontré plus de 70 personnes.

Nous sommes submergés, renchérit Steve Addis, CEO de Addis Creson, une boîte californienne de stratégie de marque, dans le livre de Rosenbaum.  Il y a tout simplement trop de choix et trop d’information disponibles, on ne peut pas les gérer seul. Nous vivons dans une économie de curation. Les entreprises qui comprennent, adoptent et harnachent le pouvoir de la curation définissent ainsi l’essence même de leur marque, sa raison d’être, les besoins qu’elle comble.

Toujours dans le Curation NationRobert Scoble, blogueur et ancien évangéliste techno chez Microsoft, décrit le curateur comme un chimiste de l’information, quelqu’un qui mélange des atomes, crée une molécule-information et ajoute de la valeur à cette molécule.

Pour Seth Godin, gourou qui n’a plus besoin de présentation, le pouvoir est en train de passer des créateurs de contenus aux curateurs de contenu.  Dans cette société de l’information produite en surabondance, la valeur de l’information ne repose plus sur sa rareté.  La personne qui est en mesure de sélectionner l’information la plus valable, authentique et pertinente possède un pouvoir certain sur celui qui la génère.

Francis Pisani souligne pour sa part que le « webinage peut avoir recours aux algorithmes, au web sémantique et à l’intelligence artificielle, mais le webinage humain (human curation) a ses atouts. (…) notamment notre capacité d’anticiper, de prendre des risques, d’avoir une vision d’ensemble, d’apprécier la confiance que mérite une source, d’opérer des distinctions entre l’Ulysse de Joyce et les LOL cats de Facebook même si le roman ne génère pas autant de trafic.»

Curation, édition de contenu, webinage ? Ou l’un des termes proposés par les lecteurs de Francis Pisani : toilettage (à cause de la toile), webothécaire,  interjournalisme ? Quoiqu’il en soit, webcom, avec ses ateliers, panels, conférences et études de cas sur le web et l’internet au quotidien des organisations, en est un exemple vivant. Le sujet sera au cœur de deux conférences le 16 novembre :

Patrice Leroux, responsable du programme Communication appliquée et relations publiques  de l’Université de Montréal, croit que la curation web ajoute une couche d’analyse originale, un nouveau savoir, fournit un ensemble d’informations pertinentes (selon un contexte et des critères spécifiques) au bon moment et aux bonnes personnes, dans un but de prise de décision.  Dans sa conférence, il abordera les avantages de lacuration web pour l’entreprise et expliquera comment formuler une tactique decuration web interne.

Corinne Weisgerberprofesseure de communication à l’université de St-Edwards,abordera,  dans sa conférence,  la différence entre curation et agrégation, et expliquera comment les entreprises et les personnes peuvent utiliser la curation pour s’imposer comme leaders d’opinion.

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